03 mai, 2006

Exemple de journée réussie.

Se lever le matin, voir qu'il est encore seulement 6h20 et qu'on peut encore dormir une heure. Se recoucher dans les bras de celui qu'on aime.

Râler parce qu'internet ne fonctionne pas. Se dire "bah c'est l'occasion de travailler un peu flash". Travailler Flash.

Aller se recoucher en écoutant le camion de la brasserie qui livre les cafés d'en bas.

Arriver à l'école, être accueillie par les profs "eh dis y a la rtbf, ils te cherchent, t'as pas ton gsm?" "non".

Voir, au loin, Christophe Deborsu en pull rose bonbon et chemise lignée. Se dire "ah cool la RTBF s'intéresse à nous". Faire la bise aux profs qui arrivent (j'adoooore faire la bise aux profs!).
S'entendre dire, à chaque pas, "ah, attends, on va te filmer en train de faire ça, reviens derrière moi... Quand tu veux!".

Grapiller encore quelques signatures. Jouer à cache-cache avec Shiznogoud.

Galoper dans toutes les classes pour dire qu'on avance l'heure de départ du cortège parce que le palais de justice (qui est à sur la place du Bunker, et non l'inverse évidemment) ferme à midi.
Etre accueillie dans une classe par des vivas, rigoler avec les étudiants. M'entendre dire par une prof "dis tu dors, parfois? t'as une sale tête..."

Voir, à 11h, que finalement les étudiants sont quand même plus nombreux que prévu. Partir, signer la lettre qui accompagne la pétition à quatre pattes dans la rue St Nicolas (on avait oublié de la mettre dans l'enveloppe).

Régler la sécurité pour que tout le monde reste sur le trottoir. Entendre le (très gentil) journaliste du Soir dire à son collègue qu'on est "un rang très sage". On pourrait presque croire que 200 étudiants vont à la piscine ;-)

Arriver (entiers) au Palais de Justice. Entrer, demander aux étudiants de ne pas faire trop de bruit pour ne pas déranger les gens qui travaillent. Entrer dans le bâtiment, et entendre "hé, Cath?" "oui?" "*voix de 200 étudiants:* ouéééééééééééééééééééééééé!!!".

Entrer, déposer la pétition à l'accueil. S'entendre dire par le réceptionniste que non, désolé mais il ne peut pas nous faire rencontrer le procureur.

Sortir, dire aux étudiants, un peu étonnés, "ben c'est tout, rentrez à l'école".

Discuter avec la police, un peu surprise qu'on ne les ait pas prévenus. Voir un monsieur qui discute avec deux profs en tenant en laisse un superbe chiot Braque de Weimar. Aller faire des papouilles au chiot, se rendre compte que son maître est en fait le président du tribunal de Namur, qu'il connaît Mr Benozzi, et qu'il est très étonné d'apprendre sa suspension.

"Cath?" "Oui?" "Tu viens, le procureur veut bien nous rencontrer!"

Rentrer dans le bâtiment, avec quelques profs. Entrer dans le bureau du Procureur. Se rendre compte qu'en fait il est super gentil, très rassurant, et qu'il ne nous en veut pas d'avoir débarqué quasi à l'improviste. Apprendre aussi qu'on a été entendus et qu'il va faire son possible.

Voir entrer, avec le journaliste du Soir qui avait dû rester dehors, le journaliste de Canal C, qui est vraiment très gentil et que j'étais contente de voir.
Le journaliste: "Oh vous partez déjà? On a pas été prévenus que le cortège était avancé, vous pouvez pas rester un peu pour qu'on fasse un plan?"
Le procureur: "Ben si, allez, on se rassied, de quoi on parle..."
Un des profs: "Oh ben on annonce du bon temps pour le reste de la semaine..."
Rires, bonne ambiance, sourires aux lèvres.

Sortir du bureau, esquisser un pas de danse. Voir arriver le responsable de l'ordre civil, lui présenter des excuses pour ne pas l'avoir prévenu de l'action.

Sortir du bâtiment, discuter avec les journalistes, surpris d'être arrivés "en retard".

Rentrer à l'appart, regarder le JT de la RTBF... Chronométrer 4 secondes, râler.

Se mettre au pc et glander. Apprendre que Maman et PetiteSoeur viennent à Namur après midi. Discuter avec BoFrère, impressionné par le dossier de TFE.

Profiter. Profiter. Profiter.

(aller se laver les pieds pour pas mourir d'asphyxie)

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