23 août, 2005

Ces gens qui m'énervent... Opus III: les mendiants qui sont plus riches que moi.

Disclémeur obligatoire: toute ressemblance avec des personnages existants est évidente, et si vous vous reconnaissez, le pognon que vous avez dépensé en cybercafé c'est autant que je ne vous donnerai pas (et si vous vous connectez depuis chez vous, allez à la merde).

Ils m'énervent...

Ca a commencé au milieu des années '90. Le mendiant qui était invariablement assis devant l'église de la rue de fer, à Namur, est mort. Et chez lui on a retrouvé un joli pactole, une voiture flambant neuve, bref il n'était pas aussi crève-la-faim qu'il voulait bien le laisser croire.


Et puis il y a eu les roumaines qui étaient venues dans mon école primaire (Adriana et Mirella), qui avaient été super bien accueillies au village, et tout et tout. Et quelques années plus tard, qui est-ce qu'on voit mendier à l'entrée du makro (avant d'aller se taper un gueuleton au resto avec leur "patron"?): Mirella.

Et puis j'ai appris que la vieille dame qui chante dans le piétonnier de Namur et qui gueule pour qu'on lui donne la pièce, ben en fait c'est une ancienne mère maquerelle qui fait la manche pour se payer son voyage annuel. Et elle va pas à Blankenberg, la connasse!

Et puis il y a les habituelles juponneuses "siyouplé madaaaam aidez mwaaaaaaaa" (en boucle, avec parfois des variations: "
madaaaam siyouplé aidez mwaaaaaaaa"), qui trainent un bébé tout mou et une voix de crécelle. Pour le bébé vous avez trois solutions: soit il dort vraiment (mais vu comment elles les tchamoukent quand y a des gens, j'en doute), soit c'est une poupée, soit ils l'ont drogué avant (si, si, ça arrive).
Et surtout, si elle vous dit "monnnn baybayyyy il a faiiiiiiim, aiiiidez mwaaaaaa", ne vous avisez pas de lui ramener un pot de Bledina ou un sandwich...
Une amie de maman l'a fait un jour: 4 gamins qui faisaient la manche "pour manger", elle leur ramène un sachet de couques... Ils la regardent l'air tout surpris et là une grosse bagnole arrive et les rembarque...

Les derniers en date, c'est la bande de demi-clodos à vélo qui "sévit" dans tout "mon" quartier. J'ai deux chemins possibles pour rentrer chez moi depuis l'école... Ben ils sont sur les deux.
A la base ça allait, y avait le "clodo" devant le Spar, je lui ai donné 2€ une fois pour qu'il me foute la paix. Et puis il y a eu l'emmerdeur qui se cale toujours devant la marchande de légumes dans la galerie, avec toute sa bande. Et ça boit. Et ça s'engueule. Et ça aggrippe les passants pour avoir la pièce. Et ça prend un air miséreux pour sortir sa rengaine d'une traite "sivouplémadamezauriezpasunfranc". Juste avant d'aller chercher des bières avec ledit franc. Sauf que là encore c'est pas de la carapils qu'ils boivent...

La goutte d'eau qui a fait déborder le vase c'est quand j'ai vu que celui qui était devant l'échoppe de légumes avait un gsm... Et était assis toute sa journée sur un sac de sport Nike flambant neuf! Depuis, à chaque fois que je passe devant j'ai envie de lui gueuler "vous avez besoin d'argent? Revendez votre gsm et votre sac, offrez-vous le coiffeur et trouvez un job!".

Allez, encore un pour la route? Le gars qui traîne toujours devant le Free Record Shop de la rue de Fer, qu'a pas l'air tout juste et qui apostrophe les gens pour dire des conneries... Ben hier matin je l'ai vu promener son chien en rue (chien qu'il n'a jamais quand il mendie), et il était tout à fait "normal", propre, pas l'air fou pour un sou, rien.

Profil-type:
* L'indigène: vieillissant, sale, chevelu, barbu et/ou moustachu, vieux training ou vêtements de l'armée. Parfois béquilles. Souvent cannettes de bière.
* La juponneuse: des jupes comme si elle voulait trimballer toute sa garde-robes avec elle, un fichu sur la tête (le tout dans des tissus si possible immondes), une voix aigue et trainante, et un bébé tout mou.
* Le handicapé: unijambiste en short pour bien faire peur aux gamins, cul-de-jatte, borgne (biffer les mentions inutiles).

Que faire si vous en croisez:
Au choix. Si vous avez trop d'argent pour vous (ça peut arriver), jetez-leur une liasse de billets de 500€, qu'ils puissent au moins se moucher.
Si vous estimez qu'ils sont suffisamment bons comédiens, donnez-leur la pièce, vous vous serez fait un ami et ils vous taperont la causette à chaque fois que vous passerez par là (sans oublier de demander leur obole bien sûr).
Sinon, gardez votre argent pour vous, ce n'est pas eux qui vous aideront quand vous serez dans le besoin (oui je sais, solidarité entre les nécessiteux, tout ça, mais mon cul.).

Régime alimentaire:
Bière.

Suicide idéal:
Là où ils ont toujours mendié, pour devenir martyr de la société (alors qu'ils auraient très bien pu faire ça au chaud chez eux).

Meurtre parfait:
Les mettre dans les conditions de vie des vrais nécessiteux.
Tiendraient pas trois jours.

Disclaimeur final:
Je sais qu'il existe des gens qui ont vraiment besoin d'aide, qui vivent vraiment dans la rue et dans le froid.
Mais cet article traitait, pour rappel, des faux nécessiteux.
A vous de déterminer qui est sincère ou pas.

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