22 novembre, 2007

Je ne suis pas critique littéraire... II




Tatsaaaam
. Pa papapapaaaa paaaaaaa papapapaaaaaaaaa pa... (Chevauchée des Walkyries, Ainsi parlait Zarathustra, Carmina Burana, faites votre choix). Si ça c'est pas de la couverture qui dépote, alors je ne m'y connais plus.

Réaction instinctive de monsieur Patron en voyant ce sublime artéfact sur mon bureau: "ça a l'air nul."

... Pas mieux.

Revenons quelques années en arrière. Vers 2002, Kaki découvre "Les Fourmis". Kaki adooooore ce découpage en chapitres très courts, alternés avec des extraits de l'"Encyclopédie du savoir relatif et absolu", sorte de compilation d'anecdotes, d'informations, de résumés historiques, le tout formant un mélange hétérogène style crackers chinois: chacun prend ce qui lui plaît, le but étant dans un futur proche de glisser l'info dans une conversation quelconque. Bref, de l'étalage de confiture comme je l'aime.

J'ai ensuite lu "Les Thanatonautes", l'histoire de deux copains qui, suite à une NDE du président français, partent à la découverte du territoire des morts. C'est le seul livre après la lecture duquel je me suis questionnée: qui suis-je, qui ai-je été, quel est mon but, et dans quel état j'erre.

Après "Les Thanatonautes", j'ai bien sûr lu la suite, "L'empire des Anges" (les Thanatonautes meurent et deviennent des anges gardiens). Et la suite de la suite, à savoir la trilogie des dieux (les anges évoluent comme des pokémons et deviennent élèves-dieux).

A partir de "L'empire des Anges", j'ai commencé à me poser des questions sur la qualité des histoires de Bernard Werber. Le fait qu'un des humains dont le personnage principal avait la charge se rende célèbre en écrivant une trilogie sur les Rats, j'avais déjà trouvé ça limite narcissique.
Puis, de plus en plus, et même en dehors des trilogies, Bernard Werber a commencé, comme Hergé, à se représenter dans ses livres. D'abord figurants, puis progressivement dans des personnages de plus en plus importants dans l'histoire.

Autre particularité, à part son narcissisme exacerbé, Bernard Werber a le don, dès les premières pages, de distiller des infos qui lui permettront, au fil de l'histoire, de placer ses pions pour l'apothéose finale: "mais en fait il parle de la Teeeeerreuuuuuh! Trop fooooort!". La première fois c'est amusant. Mais quand il sous-entend que l'Homme est issu du croisement entre un singe et un cochon ou que la Terre a en fait été colonisée par des humains qui fuyaient une autre Terre surpeuplée il y a 30.000 ans et que ce qui a tué les dinosaures, c'est une allergie aux humains qui les faisait tousser et éternuer... C'est un peu trop fort de moka.


Bref si vous aimez être pris par la main et vous laisser couler de page en page, d'ellipses en sophismes douteux, et que vous avez 26€ à perdre... Lib(/v)re à vous.

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