Vu sur une fiche sur parano.be:
" Trop bizarre pour vivre , trop rare pour mourir. "
Une minute de silence pour *** disparue tragiquement le 27 septembre. Repose en Paix.
Alors que ce matin, le même utilisateur avait demandé une pensée pour cette même personne, renversée par un camion.
Et en allant sur le profil de feue "Tchoubi", on remarque le temps de dernière connexion: 20h 57 minutes. Hier à minuit, cette demoiselle était encore en vie et surfait.
C'est comme la fameuse "Meido", atteinte d'un cancer au traitement hors de prix, et pour laquelle la communauté s'était mobilisée. "Meido" est décédée (de son cancer) le jour de la soirée qui était organisée pour récolter des fonds pour elle. Et son profil existe toujours sur le site. De nombreuses personnes font sur leur profil un lien vers le sien, et quand on clique sur ce lien, le chronomètre avance, indiquant avec une rigueur macabre depuis combien de temps, au jour près, elle est partie.
C'est comme si, au lieu d'arracher les pages d'un éphéméride, on en en empilait pour voir quelle hauteur la pile peut atteindre. Comme si au lieu de décompter les jours jusqu'à notre mort, on comptait ceux depuis la mort de quelqu'un d'autre.
Comme ma Bonne-Maman, qui refuse qu'on fête ses anniversaires parce qu'ils sont trop proches de l'anniversaire du décès de mon grand-père et Parrain (respectivement 3 et 5 novembre).
Et qui, quand on arrive quand même, chacun de notre côté et sans concertation, à l'improviste avec une pâtisserie ou une petite plante, et qu'on lui demande si on pourra quand même organiser quelque chose pour ses 80 ans, elle rappelle que pour elle, chaque année qui passe est une année de plus à attendre de rejoindre son mari.
Et c'est vrai que parfois je me pose la question: comment peut-on survivre au départ de celui qu'on aime?
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